Pour un Conseil municipal extraordinaire sur l’urbanisme

Publié le par les élus Verts

Notre tribune dans le journal municipal du 19 mai 2010

 

Lors de notre réunion publique du 14 avril dernier, nous vous avons exposé les raisons de notre démission de la majorité. Vous avez été nombreux à nous apporter votre soutien, vos encouragements, vos remerciements…, nombreux à nous faire part de vos inquiétudes face aux dérives de la majorité et de son maire : urbanisme, laïcité, manière de gouverner…, nombreux à avoir apprécié notre travail au service de l’ensemble de la population. Nous poursuivrons ce travail à vos côtés.

 

De nouvelles décisions partisanes illustrent nos critiques : lancement précipité de la modification du PLU, source de nouvelles inquiétudes et d’oppositions, traitement indigne du personnel communal (mises à la porte, victimes du fait du prince), renforcement du service de la communication d’un côté et restriction des moyens des services soutenant la population de l’autre.

 

Projet de la rue Riquet, le maire a choisi une fois de plus de passer en force en l’imposant à sa majorité de l’époque. Ce projet a suscité à juste titre une inquiétude et une nouvelle mobilisation des riverains. Présenté dans un journal du type « vision et pensée unique », il a aujourd’hui disparu de l’enquête publique…sans un mot d’explication dans Oxygène, ni le site internet de la ville jusqu’à présent…Résultat : des habitants inquiets, des oppositions grandissantes …

 

Parcelle de l’ancien garage Renault : ce qui devait être le symbole de l’action est devenu celui de l’enlisement (permis de construire illégal et projet de modification du PLU reporté).

 

Jimei, l’installation de cette entreprise, dont Oxygène nous a offert un publi-reportage, justifie t-elle tant de précipitation ? Ce projet a fait l’objet d’un refus d’autorisation de travaux par les services de la ville et moi-même, transformé par le maire en autorisation par le dépassement des délais de signature. Résultat : le bâtiment fait l’objet d’une mise en garde sévère par un intervenant sécurité - hygiène qui parle « d’un risque imminent de mise en danger d’autrui et de mise en péril »…

 

Quartier mairie : le projet de 250 logements présenté le 10 mars au maire devient aussitôt une modification du PLU, « il faut avoir construit avant 2014, fin du mandat ». Face à l’architecte unique, nous avions proposé un concours d’architectes, face à la précipitation un atelier d’urbanisme, face à l’absence d’équipement une réflexion globale, agir avec la population plutôt que contre elle…

 

Cette politique a réussi à créer des peurs mais pas de logement. Sans ligne directrice, sans processus d’écoute de sa population, sans cohérence d’un quartier à l’autre et, enfin, sans capacité à créer du consensus, la majorité se condamne à l’immobilisme et à l’incompréhension. Nous sommes loin de cette ville apaisée que nous appelons de nos vœux. L’ensemble de ces dossiers mérite au moins une séance exceptionnelle du Conseil municipal pour un débat dédié exclusivement à l’urbanisme.

 

Alain AMEDRO

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