Le DRH de Veolia Propreté, défenseur des sans-papiers

Publié le par les élus Verts

logo wsspapDepuis le 12 octobre 2009, plus de 6000 travailleurs sans papiers sont en grève pour obtenir une circulaire de régularisation avec des critères précis et améliorés applicables dans les mêmes conditions quelle que soit la préfecture.

Les multiples actions de grève et d’occupation d’entreprises ont amené une partie du patronat à rencontrer les organisations syndicales sur la problématique des travailleurs sans papiers. Aujourd’hui, plusieurs syndicats de travailleurs, des dirigeants d’entreprises, dont Véolia propreté, et leur représentants1 se sont engagés dans la rédaction d’un texte proposant des critères objectifs pour la régularisation des travailleurs sans papiers.

1 CGT, la CFDT, l’UNSA, la FSU, SOLIDAIRES, la CGPME, ETHIC, le Syndicat national des activités de déchet, VÉOLIA PROPRETÉ

 

L’article du journal libération du 22 mai est reproduit ci-dessous

 

«Si, demain, tous les sans-papiers ou faux-papiers s’arrêtaient de travailler, bon nombre de secteurs d’activité éprouveraient des difficultés de fonctionnement.» Dans une interview parue vendredi dans les Echos, Pascal Decary, directeur des ressources humaines de Veolia Propreté, jette un pavé dans la mare. Alors qu’Eric Besson a ouvert la porte, mercredi, à «d’éventuels ajustements» dans la procédure de régularisation des salariés sans papiers déclarés, qui varie selon les préfectures, le DRH révèle avoir découvert que certains de ses employés travaillaient avec de faux papiers.

Veolia n’entend nullement licencier ces personnes, qui payent des impôts, des cotisations sociales et apportent satisfaction à l’entreprise. Au contraire, le DRH déclare vouloir «les accompagner dans leurs démarches de régularisation par le travail» et indique œuvrer pour «une approche commune avec la CGT pour demander des critères clairs de régularisation» lors des négociations menées actuellement avec les ministères de l’Immigration et du Travail.

Le DRH estime qu’il existe une «crainte diffuse», chez les patrons, de s’exprimer sur ce sujet. Et regrette qu’aucune distinction ne soit faite entre les «patrons voyous» et ceux qui sont prêts à régulariser. Depuis plusieurs mois, les grèves de travailleurs sans papiers se succèdent."

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