Le 24 juin dernier, à
l'invitation d'un collectif de 11 associations, se sont réunis à Montreuil un grand nombre d'acteurs du département, associatifs, élus locaux, conseillers généraux, parlementaires afin d'échanger
sur les pratiques et expériences locales pour l'accueil des Rroms migrants.
François Siebecke, Adjoint aux affaires sociales, à l'économie sociale et solidaire y représentait la ville
d'Aulnay.
Pour faire une rapide synthèse de la rencontre voici les
points essentiels : un consensus existe entre les élus pour réclamer :
1) la fin des expulsions sans proposition de relogement tout en exprimant le refus de prendre la responsabilité de conditions d’habitat dangereuses sur leur territoire
2) une implication de l’Etat mais aussi des mécanismes de solidarité entre communes et entre départements pour la prise en charge de ces populations
3) l’organisation d’une table-ronde régionale avec la participation de l’Etat (qui refuse jusqu’à
ce jour de réunir les instances régionales car cela poserait la question d’une contribution des départements les moins concernés par la présence de familles Roms et qui ont jusqu’ici une politique de renvoi vers les départements voisins)
4) la fin des mesures transitoires qui limitent l’accès au marché du travail pour les Roumains et Bulgares
Cette démarche régionale doit pouvoir trouver appui et s’articuler avec celle du collectif d’élus à l’échelle nationale,
qui a en projet la création d’un “blog ressources” et la relance de la signature de l’appel des élus "Pour
une politique d’accueil et d’accès aux droits en direction des Rroms d’Europe de l’Est installés en France".
Par les élus Verts
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A l’heure où la Ministre
de l’intérieur a réaffirmé son souhait de doubler le nombre de caméras de surveillance en France, l’Institut d'aménagement et d'urbanisme d'Ile-de-France, publie une étude récente où l’efficacité
de cet « outil » est fortement relativisée. Extrait : « En France, portée par un marché de la sécurité florissant et valorisée par des politiques d'État, cette technologie
s'est imposée comme un moyen incontournable aux yeux des maires pour assurer la sécurité dans leur ville (rues, places publiques, squares). Et pourtant, aucune étude évaluative de la
vidéosurveillance dans l'espace public n'a été conduite permettant d'en mesurer les capacités préventives et/ou répressives (identifier et améliorer le travail d'élucidation des services de
police). On peut d'autant plus légitimement regretter l'absence d'évaluation française, comme la faible diffusion des études conduites ailleurs notamment outre Manche, que cet outil est
financièrement coûteux et qu'il n'est pas sans risques pour les libertés individuelles. ». Pour télécharger cette étude cliquez ici
?
En outre, en Grande-Bretagne, l’un des plus grand laboratoire de surveillance au monde avec
une caméra pour 14 habitants, les résultats sont plutôt décevants. Selon la police anglaise, seuls 3% des délits de rue auraient été résolus depuis l’installation massive de matériel vidéo sur le
territoire. La vidéosurveillance en lieu public n’est pas efficace : elle ne résout pas le problème de l’insécurité urbaine. Le plus souvent, elle se déplace hors
champ.
Cette mesure a un coût très élevé, que ce soit pour l’installation ou pour l’utilisation et
la maintenance, et ce poste de dépense se fait au détriment d’autres mesures comme la présence sur le terrain, le déploiement et la formation d’éducateurs et de médiateurs, une politique
volontariste et résolue d’insertion et de mixité sociale.
Par les élus Verts
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