URGENCE ECOLOGIQUE, URGENCE SOCIALE

Publié le par les élus Verts

C'est sous ce titre qu'aurait du paraître notre tribune du mois de novembre dans le dernier numéro du magazine Oxygène. Malheureusement il s'est volatilisé pendant la confection de la maquette.

Voilà maintenant plus d’un an que la crise financière s’est déclenchée, entraînant avec elle une crise économique et une crise sociale.

Aujourd’hui, nous pouvons en mesurer les dégâts sur les familles et les personnes les plus fragiles. Par exemple, sur l’ensemble de notre département, les aides financières du Fonds social au logement, ont augmenté de plus de 50% sur la période de janvier à juillet 2009, par rapport à l’année précédente, notre ville n’échappant pas à cette tendance. Les situations des budgets des ménages en difficultés sont de plus en plus graves en particulier sur les dépenses d’énergie (gaz, électricité).

 

AGIR SUR LES CHARGES LIEES AU LOGEMENT

 

Notre responsabilité d’élus locaux est de répondre aux urgences tout en préparant l’avenir. Il nous faut agir sur les dépenses liées aux charges par l’isolation systématique des bâtiments : dans l’habitat ancien, en accompagnant des programmes de réhabilitation exemplaire ; dans les programmes de logements neufs, nous devons veiller à l’introduction de normes environnementales ambitieuses. Les nouvelles constructions de l’OPH doivent être un moteur de l’exemplarité de la commune en la matière. Afin d’anticiper le surcoût de charges que supporteront les générations futures, nous devons investir plus aujourd’hui et de façon significative.

 

Il faut aussi accompagner le changement des comportements. Cela passe par l’information des usagers et la formation des professionnels. Cette année, deux antennes du Service municipal de l’action sociale ont lancé une initiative d’information du public permettant d’appréhender très concrètement les outils efficaces en matière d’économie d’énergies. L’amélioration des conditions sociales passe aujourd’hui par l’éco-citoyenneté.

 

PERMETTRE L’INSERTION DES PERSONNES TOUCHEES PAR LE CHOMAGE

 

Le chômage structurel a encore augmenté ces derniers mois. Depuis plusieurs décennies les catégories les plus touchées sont les jeunes, les femmes et les seniors.

Le projet de l’Economie Sociale et Solidaire offre une alternative innovante pour notre territoire en rapprochant le social de l’économique. L’ESS représente 10% des emplois en Île-de-France, dont 65% sont occupés par des femmes. A Aulnay, son réseau local est riche : Régie de quartier, Entreprises d’insertion, jardin associatif et participatif, chantiers d’insertion… Et se structure.

 

Dire que l’ESS constitue le volet économique des politiques sociales ne suffirait pourtant pas à définir son objet. Elle s’appuie sur une économie locale en permettant l’insertion des personnes en difficulté mais aussi en valorisant les compétences et les richesses des quartiers discriminés par le marché du travail et une économie ultra-libérale élitiste et sauvage. Par sa capacité à imaginer des solutions innovantes, elle offre un autre modèle de société, une autre façon d’entreprendre, d’épargner et de créer des emplois en s’appuyant sur la participation démocratique, le partage des fruits du travail et le lien social.

C’est parce que les personnes les plus fragiles sont les plus exposées aux effets de cette crise qu’il nous faut sans plus attendre intégrer les questions environnementales, c’est l’enjeux majeur de la conférence de Copenhague.

François SIEBECKE

Adjoint en charge de l'action sociale

de l'Economie sociale et solidaire

et des associations caritatives

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