Présidentielle : il pointe une "menace démocratique"

Publié le par les élus Verts, Aulnay Ecologie

 Article du journal Le Parisien 30 mars 2012

 

L'élection présidentielle 2012 sera-t-elle entachée d'illégalité ? Est-elle, à un mois du premier tour, sous le coup d'une "grave menace démocratique" ? C'est en tout cas la crainte d'Hervé Suaudeau, blogueur et militant écologiste d'Aulnay-sous-Bois. Il vient d'écrire à ce sujet au Premier ministre, François Fillon, au Conseil constitutionnel et s'est également tourné vers les sénateurs Europe Ecologie.

Par ailleurs candidat aux législatives dans la 10ème circonscription (Aulnay, Les Pavillons, Bondy-sud-est), Hervé Suaudeau s'inquiète du calendrier de l'élection présidentielle. Le second tour aura lieu le 6 mai 2012. La loi prévoit que seuls les candidats ou le préfet peuvent former un recours dans les 48 heures suivant le scrutin. Durant ce laps de temps, il est possible d'aller consulter les listes d'émargement à la préfecture ou encore les procès-verbaux de l'élection à la mairie. Or "les mairies risquent d'être fermées au public durant tout le temps du contentieux électoral" écrit Hervé Suaudeau, rappelant que le 8 mai est férié et craignant que certaines municipalités ne fassent le pont... et gardent portes closes le 7 mai.

 

Pour une permanence dans les mairies les 7 et 8 mai

"Un recours doit être motivé. Même si on a constaté un incident dans un bureau de vote, c'est important de pouvoir consulter les PV pour se faire une idée de ce qui a pu se passer dans d'autres bureaux", estime Hervé Suaudeau, qui n'est pas le premier à s'inquiéter de cette difficulté. En février, l'Observatoire du vote, une jeune ONG attentive à l'organisation des scrutins politiques, avait elle aussi tiré la sonnette d'alarme. "On est à peu près certains que le droit de recours, pourtant garanti par la loi, ne sera pas respecté", indique Chantal Engehard, de l'Observatoire du vote. Pour résoudre le problème, il suffirait, selon elle d'une circulaire ministérielle donnant consigne aux mairies de maintenir une permanence les 7 et 8 mai. Mais ses courriers au Premier ministre n'ont obtenu aucune réponse. "Il y a 36 000 communes en France, il reste quatre semaines, il faut faire vite", estime Hervé Suaudeau. Un sentiment d'urgence qui n'a manifestement pas gagné le ministère de l'Intérieur, où on indique simplement ne pas avoir connaissance des courriers envoyés au Premier ministre.

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