Intervention d’Alain Amédro sur le rapport de la Cour Régionale des Comptes (Délibération n°1). Conseil Municipal du 22 septembre 11

Publié le par les élus Verts, Aulnay Ecologie

 

J’ai bien compris quel sera le scénario de ce soir : on va voir une majorité présente qui va se gargariser des malheurs de la majorité précédente et puis, chacun remettra les responsabilités sur les autres et on se quittera et on se dira : « Ah, comme c’est formidable qu’est ce qu’on leur a mis au camp d’en face ! ». 

Ça m’intéresse que très moyennement parce que je pense que la question qui nous est posée c’est, certes la question du passé et un certain nombre de questions résonnent fortement, mais c’est quelle leçon tirons-nous de ces dysfonctionnements ?

 

 La question de la vidéosurveillance, quand on regarde le rapport par exemple, est intéressante pour ma formation politique qui est particulièrement attachée aux libertés publiques certes qui a été raillée par la majorité de droite de l’époque :

 

- un système portant atteinte aux libertés individuelles,

- un système irrégulier,

- manque de formation des agents, c’est à dire, y compris, ce manque de formation était une souffrance pour eux, face à une vidéosurveillance qu’ils ne maîtrisaient pas.

 

On voit aussi un certain nombre de points qui sont indiqués sur ces questions de sécurité par la Cour des Comptes sur cette Municipalité là. Et, on sent bien que depuis trois ans, certes, il y a eu la Commission mais comme nous le disions dans une de nos tribunes : pour l’instant, on ne voit rien venir ou en tout cas, les conclusions n’ont pas été tirées par la Commission, puisqu’elle ne s’est pas réunie depuis malheureusement fort longtemps et comme l’a rappelé monsieur HERNANDEZ, en présence de François SIEBECKE.

 

Donc, les questions qui sont posées à nous, c’est : « On développe ou on ne développe pas la vidéosurveillance ? ».  Ça, c’était des questions qui étaient très présentes au sein de la majorité quand on y était déjà, avec une forte opposition d’un certain nombre d’élus et à juste titre, on voyait bien qu’elle était mal utilisée, que la justice ne pouvait pas s’en servir, que ça coûte très cher, plus tous les rapports que l’on voit où on nous dit que la vidéosurveillance est une aberration en terme financier mais aussi en terme de sécurité publique.

 

Ça sert en gros simplement aux élus et à toutes les majorités qui se succèdent de pouvoir dire « Nous, on fait quelque chose, on a développé la vidéosurveillance ! ». Mais, dans les faits s’est absolument tout à fait inadéquate.  Moi, je parle bien de vidéosurveillance, la vidéo protection, je vous l’ai déjà dit, ce serait une petite main qui, voyant qu’un larcin va se passer, serait capable de donner une petite claque au voleur pour qu’il aille un peu plus loin et pour protéger la victime. On sait bien qu’on en est pas là. Donc, cette question là, elle est encore très prégnante : question de liberté publique, question d’efficacité et question de finance, on l’a vu.

 

Ensuite, l’autre question qui a été posée, c’est la question des marchés publics. Marchés publics, bien sur sous la majorité précédente, mais, on l’a vu très récemment dans cette majorité sur la question du Petit Forestier. Comment on gère les marchés publics ? Comment on les régule ? Je pense qu’il serait intéressant de lire le rapport 2010-2015 de la Chambre Régionale des Comptes et j’espère qu’il sera accessible là aussi, à toute la population, pour qu’on puisse voir un certain nombre de choses, qu’on a pu dénoncer par notre départ, notamment autour de ces questions là, mais aussi autour de la gestion du personnel.

 

Sur la gestion du personnel, monsieur le Maire rappelle toute la confiance qu’il a envers le personnel, mais moi, mais nous, rencontrons à longueur de journées des gens qui dans les services souffrent.

On rencontre des gens qui reviennent de vacances et qui apprennent au lendemain de leur retour qu’ils sont limogés, ils ne savent pas pourquoi, ils se demandent ce qu’ils ont bien pu faire. C’est comme ça, c’est la loi, je dirais du dictat, c’est le limogeage du DGS par exemple. C’est symbolique mais dans tous les niveaux de la hiérarchie, on a ces déplacements sans explication. On parle de la Police Municipale, hors on a vu l’absence d’orientation que dénonce la Chambre Régionale des Comptes. Mais, là aussi, le personnel aujourd’hui de la police municipale ou de la mission ville ou, dans toute une série de services, ne sait pas dans quelle direction il doit travailler.

Trop souvent, on leur reproche des choses qu’on ne leur a pas demandé donc : comment on aide ces Agents qui sont des Agents Municipaux à bien faire leur travail au service des Aulnaysiens ? Et, c’est ça la question qui est devant nous aujourd’hui, c’est à dire comment vous, vous allez régler les contradictions de votre propre majorité ? Comment autour de la Police Municipale, vous arrivez à redéfinir les missions pour que réellement l’argent que l’on met sur cette question là puisse être totalement efficace ? Comment on apporte le meilleur service publique ?

 

Aujourd’hui, on dit « Oui, le Personnel Communal, il est trop nombreux » alors au gouvernement on nous dit qu’il ne faut pas remplacer un Agent sur deux.

Monsieur le Maire dit la même chose, c’est à dire qu’on a un espèce de Séguro-sarkozisme qui se met en place sur cette ville. Bon, très bien, j’en prends acte mais c’est bien évidemment pas notre façon d’imaginer la politique.

C’est là aussi, comment les Agents Communaux sont dans leurs missions confortés, formés, encouragés ?, et comment on leur fait confiance pour mener à bien le service public qu’on veut mener ? et pas comment ici ou là on embauche sans réelles orientations  et sans savoir pourquoi on le fait !

C’est ça la question qui nous est posée aujourd’hui donc, comment on assainit les finances publiques ? Comment demain on sera dans une situation financière intéressante ?

 

On a cité le DGS, on le limoge aujourd’hui mais il aura forcément et, heureusement pour lui, du temps où la municipalité va continuer à le rémunérer. Est-ce qu’il n’aurait pas été mieux qu’il puisse finir tranquillement son travail pendant les trois ou quatre mois qui sont devant lui pour assurer pleinement le travail au service des agents et de la population ?

 

Le DGST, j’aimerais aussi avoir un certain nombre de précision là aussi, limogé il y a quelques temps. On nous dit qu’il est encore rémunéré jusqu’à novembre jusqu’à la fin de ses missions. Pourquoi ? Comment ? Qu’est ce qui s’est passé ? Ça aussi, c’est de la bonne gestion, on aimerait qu’on en parle ici, alors c’est facile de dénoncer la droite ! Il faut dire que le rapport est là dessus absolument parfait c’est un document édifiant en effet - je comprends que monsieur Hernandez ait envie de le distribuer comme un tract -, mais en même temps, ça ne vous dédouane pas de vos propres responsabilités dans cette gestion qui devait être différente de la leur et qui sur bien des aspects, non seulement est la même, mais est là, pour le moins aggravée.

Vous comprendrez qu’on attend des réponses très précises là dessus, que le bilan mi-mandat auquel vous vous livrez avec pléthore de communication (là aussi qui coûte cher) c’est une chose mais :  on ne finit pas l’agenda 21 mais on commence déjà les assises de la ville, on n’a pas fini les assises de la ville qu’on va nous réinventer quelque chose.

 

Communiquons, communiquons, pour essayer de masquer un vrai malaise de cette majorité qu’on a pu voir à travers les remaniements, les gens qui apprenaient par les services qu’ils étaient limogés là aussi de leurs délégations, de leurs responsabilités, une « belle » image, je trouve de la vie politique et du respect de la personne humaine. 

 

Je vous remercie.

Publié dans Lettre des élus

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