En juin
2008 j'ai souhaité, dans le cadre de mon mandat d'Adjointe à la santé, que la ville s’engage pour que la pratique de l’IVG médicamenteuse soit autorisée dans les CMS. Il s’agissait de
proposer à l’approbation du Conseil municipal la signature d’une convention avec REVHO : réseau ville - hôpital pour l’orthogénie. Dès lors, les médecins exerçant dans les CMS pourraient
prescrire cette IVG.
Bien que votée en conseil municipal à la majorité des
voix, la délibération a donné lieu à un débat qui a souvent davantage investi le terrain de l’éthique, que celui des conditions pratiques de la mise en place de ce
dispositif.
Le groupe des élus Verts auquel j'appartiens, a
obtenu alors que cette délibération « passe au vote » et proposé la mise en place d’une commission municipale extraordinaire avant toute application de cette
pratique.
Ma volonté de favoriser un débat ouvert à toutes
les sensibilités du conseil municipal, éclairé par l’expérience des médecins pratiquant cette méthode en ville et aussi à l’hôpital, a permis d’aboutir en fin de processus à une approbation
unanime de la signature de cette convention avec le réseau REVHO.
Le résultat de cette concertation sera présenté sous la forme d’un compte rendu à l’assemblée des élus municipaux, du travail mené par cette commission.
Claire Dexheimer Adjointe à la santé
Novembre à Aulnay c'est
le Mois de l'Economie Sociale et solidaire

vendredi 20
le Bus de l'ESS
devant les Jardins du
Zéphir
vendredi 27
les deuxièmes rencontes de l'ESS
à la Maison de l'Environnement
Bonjour Monsieur Fretter
Bien entendu, le projet n'est pas à l'abandon. Les médecins des centres de santé qui le souhaitent, et qui d'ailleurs attendaient avec impatience d'y être autorisés, vont à présent signer la convention et suivre une formation leur indiquant les étapes indispensables au bon déroulement de cette pratique.
Je ne suis moi-même pas médecin, mais appuyée par une conseillère municipale qui l'est et qui est la première personne que j'ai consulté avant de prendre ma décision. Par ailleurs, en tant qu'élue à la santé, je me fait un devoir d'être à l'écoute des besoins qui, dans ce domaine, sont particulièrement pressants. En effet, l'accès à l'IVG à l'hôpital devient de plus en plus difficile, il me semblait donc juste d'élargir les possibilités pour les femmes de ne pas poursuivre une grossesse non désirée.
En ce qui concerne l'accès à la contraception, il est effectivement rendu plus difficile par son coût. Il faut que les femmes soient informées des possibilités de prise en charge de leur contraception. Il faut aussi militer pour une contraception facilitée et pourquoi pas, gratuite. Parce qu'il ne faut pas confondre contraception et IVG. S'il faut défendre cette dernière "bec et ongles", il ne faut pas oublier qu'elle est un remède là où la prévention est possible. Dans cette bataille l'information est l'arme essentielle. Le mouvement du planning familial porte cette conviction et la transmet aux plus jeunes chaque fois que c'est possible en l'associant à la lutte contre les MST. Les collectivités territoriales ont aussi un rôle à jouer à tous les niveaux, c'est pourquoi je m'efforce d'avancer dans ce sens, qui est aussi celui de mes convictions.
Dernier mot sur l'IVG médicamenteuse : Il s'agit d'une alternative à l'IVG instrumentale, c'est à dire un choix de plus pour les femmes. Il est important qu'elles soient informées de ce qui les attend pour faire un choix en toute connaissance de cause. Certaines préfèreront peut-être une anesthésie qui ne les rendra pas témoins d'une réalité difficile, tandis que d'autres préfèreront l'intimité du domicile pour cette même réalité non moins difficile, pour ne citer que quelques arguments... Quoi qu'il en soi, la décision de chaque femme lui appartient, et c'est après un temps de réflexion que le traitement est donné, ce temps, qui permet à la femme de prendre une décision pesée, permet aussi l'examen clinique et parfois psychologique de la patiente afin que tous risques soient écartés.
J'espère avoir répondu à vos questionnements.Claire Dexheimer